Comment l’Islam peut contribuer à la paix et au respect à la liberté religieuse aux XXIème siècle
Comment l’Islam peut contribuer à la paix et au respect à la liberté religieuse aux XXIème siècle
Comment l’Islam peut contribuer à la paix et au respect à la liberté religieuse aux XXIème siècle
Vu le temps court qui m’est attribué dans cette conférence, je ne prétends pas satisfaire à tous les points que suscitent ce sujet. Donc je me limiterai dans mon intervention à deux points essentiels : dans le premier point, j’expliquerai le point de vue de l’Islam vis-à-vis de la paix et du respect de la liberté religieuse, et dans le deuxième point j’évoquerai la charte d’Al Azhar étant donné qu’il s’agit d’un texte sur lequel repose le point de vue de l’Islam officiel au XXIème siècle au sujet des droits fondamentaux de la personne et la démocratie.
Depuis les dernières décennies du siècle dernier, les pays musulmans sont la cible des attaques venant de l’occident accusant l’Islam d’être à l’origine de l’instabilité de la paix dans le monde, et d’être hostile à accorder aux minorités leurs libertés religieuses. Pour se défendre, les observateurs musulmans rétorquent en disant qu’au lieu d’accabler l’islam par ces accusations injustes, il vaut mieux chercher les causes qui ont été à l’origine de la monté de l’extrémisme dans les pays musulmans. Or, après l’éclatement de l’Empire soviétique, et la destruction du mur de Berlin, les médias occidentaux se sont interrogés maintes fois sur la question de savoir qui va être le prochain ennemi principal de l’Occident. Les réponses ne tardaient pas à venir en pointant le doigt sur l’Islam. Pour mettre la machine en route, poursuivent les observateurs musulmans, et accélérer le processus de l’hostilité, une série d’actions ont été préparées d’avance par quelques décideurs de la politique mondiale. Une de ces actions, le plus efficace, mais aussi le plus facile, était de réveiller dans les pays musulmans l’extrémisme religieux. Mais, Il s’est avéré qu’une fois réveillé, cet extrémisme s’est déchainé contre le monde entier tant contre sur ses commanditaires que sur ces propres coreligionnaires. La question que l’Occident pose après avoir atteint les objectifs derrière le réveil de l’extrémisme, et une fois que le danger de l’extrémisme s’est étendue sur le monde entier : comment faire pour l’arrêter ?
Si j’ai choisi cette introduction c’est précisément pour expliquer les raisons qui m’ont amené à parler de ce sujet. Le monde musulman se trouve ébranlé par des défis qui le secouent depuis plus qu’un quart de siècle. Il cherche sans cesse à défendre le point de vue d’un Islam authentique, un islam modéré et moderne respectueux de la liberté religieuse et œuvrant pour la paix mondiale. Mais les actions commises par l’extrémisme islamique mettaient à chaque fois cette volonté en échec. Cet extrémisme bâti de toutes pièces sur l’ignorance, ne repose pas, pour justifier ses actions, sur des textes fondamentaux et authentiques de la religion, mais sur des explications moyennes-âgeuses dépassées. Celles-ci ont été écrites dans le contexte de l’époque où régnaient la méfiance et la confusion entre les ennemis de l’extérieur et ceux qui tout en étant des citoyens partagent les mêmes convictions religieuses que cet ennemi étranger. Il est vrai que les puissances régionales qui ont été en conflit avec le monde musulman à l’époque prétendaient défendre la cause de ces citoyens, mais cela ne devrait pas mettre en doute les principes intangibles de la charicah au sujet de la liberté religieuse. Quelquefois ce ne sont pas seulement les raisons extérieures qui expliquaient les mesures contraignantes discriminatoires et humiliantes appliquée sur les groupes religieux minoritaires, mais aussi il existait d’autres raisons intérieures. Celles-ci étaient liées à la personnalité de quelques sultans peu favorable à l’étendu des prérogatives de l’autonomie dont bénéficiait les communautés non musulmanes. On peut dire qu’en règle générale les avis des jurisconsultes musulmans étaient très attaché à la liberté religieuse et aux règles juridiques qui en découlent, contrairement aux intérêts politiques des quelques Etats islamiques qui s’écartaient plusieurs fois du principe du respect la liberté religieuse et la croyance.
I
Un exemple tiré de l’histoire du Liban montrait les relations tendues entre des personnalités religieuses musulmanes et les détenteurs de l’autorité politique lorsqu’ils s’agissaient de détourner les lois islamiques favorables à la liberté religieuse et à l’instauration de la paix communautaire. L’histoire raconte la révolte qui s’était déclenchée à Monaytra, près d’Afqa, en 753, sous le règne du gouverneur Abbasside Saleh ben Ali qui venait de décider des taxes très élevées imposées aux chrétiens du Mont-Liban. Ce dernier qui a régné dans une époque le plus sanglante des États islamiques, avait ordonné à ses soldats de réprimer violement la révolte, d’expulser les habitants de leur village et de les déposséder de leurs biens. Face à ces agissements, l’imam Ouzaï considéré comme étant le premier grand défenseur de la liberté des croyances parmi les jurisconsultes musulmans, réagit en stigmatisant en des termes virulents les actes de l’émir. Dans une lettre adressée à ben Ali, il dénonce l’expulsion des chrétiens, en accusant l’émir d’avoir puni « l’ensemble des habitants pour une faute commise par des particuliers », en allusion à tous ceux qui n’avaient pas participé à la révolte. L’idée centrale de l’imam enseigne que les chrétiens doivent être traités avec égalité et justice dans le respect des libertés individuelles et des traités conclus.
Un autre exemple tiré de l’histoire de l’Empire ottoman à l’époque du Sultan Yavuz Selim, raconte que celui-ci a voulu interdire aux chrétiens l’exercice de leurs cultes, transformer les églises en mosquée, et obliger les chrétiens à embrasser par force l’Islam. L’opposition du Seyh El Islam Zanbali Ali Jamali à ces mesures l’ont amené à comploter tant avec le Patriarche chrétien qui était son confident, qu’avec le Grand Vézir pour obliger le Sultan à retirer ses ordres. Ce dernier a répondu favorablement à la demande du Seyh El Islam et a retiré immédiatement ses ordres pour la raison qu’ils étaient contraire aux enseignements de l’islam et aux traités conclus lors de la prise de Constantinople.
D’autres témoignages montrent le respect de la Chariah islamique, à la liberté de croyance. Trois témoignages parmi tant d’autres peuvent servir ce sujet:
- Dans son livre triste tropique Claude LEVIS-STRAUSS, affirme que l’Islam a su éviter la contradiction entre la portée universelle de la révélation et l’admission de la pluralité des fois religieuses. De ce fait il acquière sur toutes les autres religions la supériorité écrasante de les respecter et devient «l’inventeur de la tolérance dans le Proche-Orient ».
- En parlant de cette découverte islamique en matière de respect du pluralisme religieux, Edmond Rabbath dans son préface du livre de Georges Corm Contribution à l’étude des sociétés multiconfessionnelles, évoque la mise en œuvre par l’Islam d’une formule presque magique qui régit les rapports multiconfessionnels. Celle-ci en partant de l’idée que le pluralisme religieux s’inscrit dans l’ordre naturel des choses, commandait aux nouveaux maîtres musulmans de rester liés par le grand précepte du Coran qu’il n’y a pas de contrainte en matière de religion. Aussi de reconnaître aux réfractaires leur droit à l’existence communautaire, dans la pleine liberté de leur croyance, de leur culte, de leur vie collective, tout court. Cette formule trouve la plénitude de son expression dans le régime d’indépendance communautaire, une des variantes du système multi confessionnel, dont le système politique libanais est issu.
- Joseph arthur De Gobineaux dans son traité sur les religions d’Asie va jusqu’à affirmer que dans les cruautés commises dans une occasion ou dans une autre dans le monde musulman « le fait religieux n’y ait invoqué que comme prétexte, et en réalité il reste en dehors ». Pareille constatation lorsque Hamilton Alexander Rosskeen Gibb, et Harold Bowen excluent le recours par l’Islam à toute forme de persécution systématique à l’égard des communautés chrétiennes. La présence de ces derniers s’il a été ressenti comme un danger c’est à cause de leurs relations avec les puissances chrétiennes hostiles à la cité islamique.
Cette liberté religieuse trouve son fondement en Islam dans la mise en œuvre de deux projets de vie commune entre les musulmans et les autres groupes partageant avec eux le même territoire. Ces deux projets ont été validés dans deux traités : le premier traité conclus entre le prophète et les juifs et le deuxième, entre le prophète et les chrétiens. Le pacte de Médine et le traité de Najran constituent les deux références à partir desquelles les juristes musulmans ont rédigé leurs doctrines relatives à la question touchant la liberté religieuse et la paix communautaire.
Dans le pacte de Médine, considéré comme la Constitution du premier État musulman élaborée sur un mode pluraliste, la société doit être multiconfessionnelle marquée par la solidarité, la justice et l’égalité réciproque des droits et des devoirs de tous les citoyens sans aucun privilège dû à l’appartenance religieuse et ethnique. Les juifs de Médine et de ses alentours deviennent au même titre que les musulmans des éléments constitutifs de la nation, « oumma ». Le texte reconnaît et garantit la liberté de culte des juifs ainsi que le droit de propriété, et leur accorde le droit de s’autogérer et de s’autofinancer. Il engage les musulmans et les juifs à se défendre mutuellement : « Ils sont tenus d’être solidaires et de combattre quiconque menace leur sécurité collective. Ils ont l’obligation de se porter conseil loyalement, d’entretenir des relations fondées sur le Bien, de ne pas porter préjudice à leurs alliés et de défendre leur cause s’ils sont victimes d’agression. D’autre part, les juifs s’engagent comme les musulmans à défendre l’État, à participer financièrement aux dépenses de la guerre et à rompre toutes relations avec les ennemis des Quraychites.
Dans le deuxième projet connu sous le titre de traité de Najran, les musulmans et les chrétiens ont campé à leurs positions. Le Prophète a signé avec eux un traité qui exemptait les chrétiens de toute charge liée à la défense de l’Etat, et qui garantissait à tous les chrétiens le libre exercice de leur culte, de leurs croyances religieuses et leur accorde l’autonome plénière de leurs affaires religieuses et juridiques contre le versement de “jizyat”. Les enfants, les vieillards, les femmes et toutes personnes s’incorporaient dans l’armée étaient exempts de payer cette dépense, Ce traité de Najran, bien qu’il ne constitue pas un article de credo et de foi, mais seulement le produit d’un contexte historique, un contrat négocié, prouve néanmoins la volonté des musulmans de vivre en harmonie aux côtés des non-musulmans.
II. La charte d’Al Azhar sur les libertés fondamentales de la personne et la démocratie :
Si telle a été la position de l’islam vis-à-vis du respect du pluralisme religieux et de la liberté de croyance, et aussi de l’instauration d’une paix communautaire et internationale durable, la question qui se pose à nous au XXIème siècle est ce que nous devons nous limiter toujours à ces références religieuses.
Le document d’Al Azhar, la plus haute autorité religieuse de l’Islam Sunnite, semble dire dans sa charte sur les droits fondamentaux de la personne et la démocratie publié le 8 janvier 2012 : que d’autres références doivent être envisagé à coté de ses références religieuses. Ces libertés fondamentales de la personne – déclare la charte – s’appuient toutes sur la solide base de la sauvegarde des nobles finalités du droit musulman ce qu’on appelle de maqâsid Al charî‘ah,[1] et aussi sur la compréhension de l’esprit de la législation constitutionnelle moderne et sur les exigences du progrès de connaissance de l’homme.
La juxtaposition entre ces références est aux yeux de cette charte nécessaire pour parvenir à la Renaissance de la Nation, c’est un stimulus – déclare la charte – pour le progrès et une voie pour le développement matériel et spirituel, dans un effort continuel dans lequel le discours culturel bien dirigé s’harmonisera avec le discours religieux éclairé et les deux éléments trouveront un accord dans un ordre futur fructueux.
Faisant suite à la mobilisation des peuples arabes assoiffés à la liberté et à la démocratie, la charte a évoqué les efforts de ces pères fondateurs qui ont discuté entre eux des principes généraux intellectuels dans l’ordonnance des libertés et des droits humains. Ainsi ils en sont arrivés à établir un ensemble de principes afin d’empêcher la diffusion d’appels tendancieux qui prennent comme prétexte le principe religieux (chers aux salafistes) : “d’ordonner le bien et d’interdire le mal” pour interférer dans les libertés publiques et privées, fait qui ne sied pas au progrès civil et social d’un pays moderne.
Les libertés abordées dans la charte sont la liberté de croyance, la liberté d’opinion et d’expression, la liberté de recherche scientifique et la liberté de créativité artistique. Nous intéressons ici à la liberté de croyance et à la liberté d’opinion.
– La liberté de croyance
Pour la charte d’Al Azhar cette liberté auquel est reliée le droit de citoyenneté totale (muwâtana) pour tous, se base sur l’égalité absolue de tous en droits et en devoirs, est considérée comme la pierre angulaire de l’édifice social moderne. Chaque individu dans la société a le droit d’adopter les idées qu’il préfère, à condition que cela ne lèse pas le droit de la société à préserver les croyances des religions dites célestes. Ce qui veut dire que les trois religions divines, judaïsme, christianisme et islam ont un caractère sacré (qadâsa). Les individus sont libres de pratiquer leurs rites sans toutefois offenser les sensibilités d’autrui ni violer la sacralité (hurma) des trois religions par des paroles ou des faits et sans attenter à l’ordre public. Cette liberté est garantie tant par des textes religieux authentiques et toujours valides que par des principes constitutionnels et juridiques explicites. Le Coran dit en effet : « Nulle contrainte en religion, car le bon chemin est distinct de l’égarement », Il s’ensuit que n’importe quelle forme de contrainte dans la religion, de persécution ou de discrimination en son nom est condamnée comme un crime.
Du droit à la liberté de croyance dérive la reconnaissance de la légitimité du pluralisme. Et de manière analogue, du respect de la liberté de croyance dérive le refus des tendances exclusivistes toujours prêtes à accuser les autres de mécréance (takfîr), tout comme le refus de comportements de condamnation des doctrines d’autrui et des tentatives de fouiller dans la conscience des fidèles. Ce principe se bas aussi sur les ordonnances constitutionnelles, mais encore avant, dans les normes explicites et résolutives formulées par les savants musulmans et établies par la charî‘ah. Le Grand jurisconsulte musulman Imam Mâlik fondateur de l’école Malikite, ainsi que les autres jurisconsultes ont établi, sur la base de cette maxime, que « au cas où une personne ferait une affirmation mécréante de cent points de vue et respectueuse de la foi d’un seul, elle doit être jugée sur le point de la foi et il n’est pas permis de la taxer de mécréance ». La charte d’Al Azhar pour écarter tout malentendu qui a été soulevé par la conférence du Pape Benoit 16 à l’université de Ratisbonne le 12 septembre 2006, sur le rôle de la raison dans la pensée musulmane a voulu porter plus d’éclaircissement à ce sujet. La Charte confirme que les imams qui pratiquaient l’effort interprétatif et législatif ont accordé une grande importance à la raison dans l’Islam et ils nous ont légué leur règle d’or, qui affirme : « S’il y a un conflit entre la raison et la tradition, on doit préférer la raison et interpréter la tradition », au bénéfice de l’intérêt public et selon les finalités de la charî‘a.
La liberté d’opinion
est considérée par la charte comme étant la mère de toutes les libertés. Elle doit être garantie par des textes constitutionnels afin d’être au-dessus des lois ordinaires, susceptibles de changer. Cependant, en raison de l’importance des trois religions divines pour le tissus national et la sécurité publique, la nécessité s’impose à les respecter. Personne n’a le droit de fomenter des tensions confessionnelles ou des fanatismes sectaires au nom de la liberté d’expression.
Les signataires déclarent que la liberté d’opinion et d’expression est la véritable manifestation de la démocratie. Ils incitent ceux qui agissent dans le domaine du discours religieux, culturel et politique au sein des moyens d’information à tenir compte de cette dimension importante dans leurs pratiques et à s’en tenir à la sagesse dans la formation d’une opinion publique caractérisée par la tolérance et la largeur d’esprit, encline au dialogue et contraire au fanatisme. Pour réaliser cet objectif, la charte mentionne les paroles tolérantes du grand jurisconsulte musulman Imam Al Chafei qui déclarait : « Mon avis est une opinion juste qui pourrait être erronée, l’avis différent du mien est une opinion erronée qui pourrait être juste ». Cela étant dit, il n’y a pas moyen de protéger la liberté d’opinion si non à travers la confrontation entre les preuves et les contrépreuves selon les procédures du dialogue et les habitudes de civilisation propres aux sociétés avancées, conclue le texte de la charte.
Pour que l’Islam contribue à la paix et au respect de la liberté religieuse aux XXIème siècle, il doit moderniser ses structures internes et mettre en place une haute autorité religieuse indépendant de toute administration étatique. Il doit restructurer ses enseignements, fixer les conditions que doivent remplir ses portes paroles, et mettre en archive les opinions dépassées et qui ont été formulées selon les circonstances de leurs époques. Il doit aussi combattre l’ignorance surtout lorsqu’il est servi pour former des groupes extrémistes. Il doit guider les responsables politiques à mieux gérer la conduite du pays et non pas à être un instrument dans leurs mains pour étouffer les revendications réclamant une vie respectueuse et démocratique. Tout un liste des démarches à faire et à ne pas faire pour que l’Islam retrouve sa place et contribue au bonheur de l’humanité. Donnez-lui cette chance, donnez-lui la paix et la justice sur son territoire, rendez lui sa richesse et vous obtenez ce qui étonnerez le monde entier.
Le Liban qui est plus qu’un pays un message a su donner au monde entier un exemple de fraternité, de solidarité et du respect de la liberté religieuse entre ses groupes religieux. Il a mis en place une fête mariale devenue en 2010 fête nationale chômée pour les musulmans et les chrétiens. Cette fête commune que j’ai lancé son idée avec Nagy Khoury a dépassé le cadre du respect de la liberté religieuse pour être un partage intercommunautaire de la liberté religieuse. Le Pape Benoit 16 a clôturé sa visite au Liban en septembre 2012 en déclarant : « La Vierge Marie, vénérée avec dévotion et tendresse par les fidèles des confessions religieuses présentes ici, est un modèle sûr pour avancer avec espérance sur le chemin d’une fraternité vécue et authentique. Le Liban l’a bien compris en proclamant il y a quelque temps le 25 mars comme jour férié, permettant ainsi à tous ses habitants de pouvoir vivre davantage leur unité dans la sérénité. Que la Vierge Marie, dont les antiques sanctuaires sont si nombreux dans votre pays, continue à vous accompagner et vous inspirer. »
[1] Maqased El Shariah se base sur 5 éléments fondamentaux : La protection des croyances religieuse, la protection de la personne humaine, la protection de l’intelligence, la protection pour assurer la sauvegarde et la continuité de la race humaine, et enfin la protection des biens.