« La Conférence de Beyrouth* » sous l’emblème de l’économie au service de l’Etre Humain.
« La Conférence de Beyrouth* » sous l’emblème de l’économie au service de l’Etre Humain.
« La Conférence de Beyrouth* » sous l’emblème de l’économie au service de l’Etre Humain.
Lorsque nous abordons le sujet de la responsabilité sociale basée sur les valeurs islamo-chrétiennes communes c’est pour dire que nous voulons principalement redimensionner l’économie pour être plus humaine et plus juste. Lorsque nous cherchons à incorporer ses valeurs dans le cadre d’une entreprise, d’une usine ou d’un établissement quelconque, nous ne devons pas prendre comme exemple les sociétés riches et rassasiées, ni les sociétés accablées par le travail et l’endurcissement. Nous devons nous baser sur une économie qui tire sa force de la solidarité et de l’entraide de ses membres pour faire régner la paix sociale. C’est seulement ainsi que nous pourrons rétablir l’équilibre de l’économie afin de garantir sa durabilité et la mettre à l’abri des crises qui, malheureusement, dominent notre monde contemporain.
A travers l’introduction d’un concept de responsabilité sociale basée sur des valeurs islamo-chrétiennes communes, « La Conférence de Beyrouth » vise à concevoir une économie plus juste qui respecte les droits de tous et à rappeler le rôle de l’individu et de l’être Humain au sein du monde économique. La conférence incite aussi au développement de stratégies fondées sur le principe de l’égalité, cherchant ainsi à joindre les pré-requis du monde des affaires à la justice et à la responsabilité sociale.
Le choix du pays qui accueillera la conférence n’était sans doute pas arbitraire. Sa Sainteté le Pape Jean Paul II avait décrit le Liban comme un « pays-message », et nous, en tant qu’organisateurs de cet événement, croyons fermement que ce pays, où chrétiens et musulmans se côtoient, est un laboratoire où la théorie est mise en pratique surtout en matière de dialogue interreligieux.
Quant à notre recherche de trouver un terrain commun entre les musulmans et les chrétiens autour de l’idée de la responsabilité sociale basée sur les valeurs islamo-chrétiennes communes, s’adresse en priori aux leaders économiques, aux hommes d’affaires et aux décideurs ainsi qu’aux différentes parties concernées dans le monde économique.
Nous avons réellement besoin d’un tel dialogue, et il est de notre devoir de déployer tous nos efforts pour réussir cette conférence. Nous incitons toutes les parties concernées à rejoindre notre noble mission qui vise la matérialisation des objectifs de « La Conférence de Beyrouth » sous l’emblème de l’économie au service de l’Etre Humain.
Sheikh Mohammed Nokkari – Président de la Rencontre Islamo-Chrétienne des Hommes d’Affaires (MA’AM)
- La Conférence de Beyrouth, organisée les 25 et 26 mars 2013 à l’hôtel Hilton-Habtoor de Sin el-Fil, s’est tenue sous le thème « La finalité humaine de l’économie » (Towards an economy serving mankind). Elle a rassemblé environ 300 chefs d’entreprise, chrétiens et musulmans, venus du monde entier pour replacer l’éthique, la dignité et l’être humain au cœur de la vie socio-économique.