Les turbans des cheykhs face aux réformes de l’Imam Mohammed Abdo
Terrassé par sa dernière maladie, l’Imam Mohammed Abdo, prononce ce vers de poésie avant de mourir le 11 juillet 1905 :
Peu m’importe qu’on dise : « Muhammad* est guéri »,
ou que les cérémonies funèbres se pressent autour de lui ;
mais je redoute, pour une religion dont j’ai voulu la réforme,
que les turbans** ne finissent par la détruire.
* « Muhammad » désigne ici l’imam Mohamed Abdou lui-même, qui parle de lui à la troisième personne. Il a occupé la post de Grand Mufti d’Égypte entre 1899 jusqu’au 1905.
** « les turbans » (العمائم) est une métonymie pour les oulémas / les autorités religieuses traditionnelles